Toujours du neuf, toujours plus

8 octobre 2009

J’ai lu une annonce assez intéressante par sa forme aujourd’hui, la « libéralisation » du .cm comme nom de domaine.

C’est bizarre d’avoir à choisir les caractères qui suivent le dernier point d’une adresse parmi une liste prédéfinie ; mais pourquoi pas, ça ne fait que suivre la logique « du type qui a conçu ça ». C’est un peu plus bizarre que cette liste s’allonge épisodiquement d’une extention ou l’autre (le .eu récemment) mais bon, rien n’est parfait du premier coup, ça se tient. Par contre, ce que je viens de lire est du marketing d’une grossièreté crasse :

cm : FUD

Ça c’est chercher des arguments FUD, vraiment.

Je sais pas qui, mais quelqu’un a calculé qu’à partir de maintenant, on payerait deux noms de domaines (.com ET .cm) parce-que ça coûte pas grand-chose et qu’il vaut mieux être bardé. Mais alors à quoi sert le .cm ? Pour que les utilisateurs ne risquent pas d’avoir un message d’erreur suite à une (aberrante) faute de frappe ? Pour laisser plus de choix (là où .com est un standard) ? On dirait surtout, pour les registar, la possibilité de faire du blé avec deux caractères, simple variation d’une suite de trois caractères qui a déjà bien servi.

Ouaah, comment brasser du vent pour faire tourner son moulin…

Note sans le moindre rapport : c’est tout moche avec firefox (le header avec un bord bleu et l’image de ce post qui est comprimée) et sans raison apparente. Bref, j’ai déjà perdu trop de temps à chercher pourquoi, alors désolé si c’est laid, voyez avec safari.

L’absurde bêtise ambiante

25 septembre 2009

Un chaos dont les imbéciles voilés d’illusions croient être maîtres. Cette spiritualité virtuelle, imaginée par des générations d’humains qui se mentent par ignorance, n’est qu’une fuite en avant, fuite abstraite sans fondement tangible. L’Homme est corrompu, perdu pour avoir nié ses racines. Trop engagé dans la fuite pour s’en rendre compte, nos esprits sont remplis d’illusions mais vide de sens.
Ce développement irraisonné, c’est notre société. Elle cherche à construire la vérité, à l’élaborer et l’affiner, ça finit en dogmes. Alors qu’il ne tient qu’a l’individu de découvrir le sens des choses tel qu’il l’a toujours porté en lui ; c’est une recherche personnelle mais, pour beaucoup, incompréhensible.
Bref, moche époque.

wMusic back again

12 juillet 2008

J’ai refait ma playlist, avant elle était bien et maintenant elle est mieux. Au passage j’ai mis à jours le lecteur (JW FLV Player). Autant il était simple avant, autant il est devenu chelou depuis que le développeur en a fait un lecteur média, il s’occupe plus que des vidéos et l’audio devient buggy =(. Bien que ce lecteur soit passé du côté sombre de la force (il me rappelle microsoft ou belgacom), le dewplayer devrait bientôt faire les listes de lecture (et lui il est plus peace).

Le mot de passe, c’est toujours MdPtEmP61. La plupart des musiques sont libres (elles viennent de Jamendo), mais vu la tension droits d’auteurs, piratage, tout ça, je préfère restreindre l’accès (et éviter le référencement puisque google et yahoo savent lire le flash maintenant).

Au fait, cette playlist est très weed friendly, j’incite à la consommation.

wMusic

wPhotoBlog

13 avril 2008

Ça fait longtemps que je voulais le faire, maintenant c’est fait ^^ Le principe c’est que c’est un blog sur lequel on poste une photo par jour, et y’a quelques CMS pour ça, notamment Pixelpost qui m’a l’air très bien. Y’a tout ce qu’il faut qu’il faut, rss, commentaires, description, …

wPhotoblog

HappyChe

10 avril 2008

Bon, voilà le phototrip du jour.

Il à l’air tellement sévère d’habitude ^^
Happy Che Guevara

Au passage, Lightroom est vraiment excellent. Ça c’est la photo avant quelques retouches :
Happy Che Guevara non retravaillé

Le tout, le néan, ou les deux ?

27 février 2008

Imagine que tu marches sur le sentier de la vie, comme une infinité d’autres marcheurs. Tout ce que tu sais, c’est que tu marchais, que tu marches et que tu marcheras.

À un moment tu vois une pomme. Lointaine, floue, mais mystérieusement intéressante. Elle a toujours été là sans que tu ne la remarque vraiment. Tu te diriges vers la pomme, mais les autres marcheurs tentent de te convaincre qu’elle est empoisonnée, il ont vu la pomme sans la voir, l’esprit entièrement remplis par la marche, leur monde s’étalant de leur pied gauche à leur pied droit.
Tu arrives jusqu’à la pomme, tu mords dedans, tu t’assieds et tu regarde autour de toi. Les marcheurs marcher, les yeux rivés sur leur pieds, quelque-part au milieu du tout néant.

Tu manges la pomme et tu réfléchis, condamné peut-être à toujours découvrir sans jamais trouver.



Tiens, ça me fait penser à une citation : Le drame de l’homme se joue moins dans la certitude de son néant que dans son entêtement à ne point s’y résigner. (Roland Jaccard, parce-qu’une citation sans l’auteur ça craint).

Le piratage logiciel, c’est mal ?

20 février 2008

Au premier abord, tout le monde est d’accord, le piratage c’est mal, c’est du vol. En fait, pas forcément.

Le principe du piratage (en tout cas celui auquel je pense), c’est d’utiliser le travail de quelqu’un sans lui donner d’argent pour.
Si l’intérêt qu’on a à utiliser un logiciel est trop faible par rapport à son prix et notre budget, on ne l’achète pas, donc pas d’argent pour les gens qui ont conçu le programme.
Est-ce que ça revient au même pour eux que si on piratait leur logiciel ? Non, c’est pire, parce-que :

  • On n’achète ni mise à jour payante, ni rien autour du programme.
  • On ne recommandera pas leur produit.
  • On ne participera pas à la communauté.
  • Il y a moins de chance qu’on s’intéresse à leurs autres produits.

Voilà pourquoi je suis d’avis que pirater pour économiser de l’argent c’est mal, mais pirater ce qu’on ne peut pas se permettre, c’est bien. En plus, ce genre de piratage ouvre l’accès aux outils professionnels, ce qui ne peut qu’être positif.

Primatisme génétique post-diluvien

16 janvier 2008

Voici une théorie rapidement élaborée pendant le cours de math, merci à Juhani pour l’inspiration.

On dit qu’on descend tous d’Adam et Ève, c’est vrais, mais pas tant qu’on croit. En effet, lors du déluge tous les hommes ont été noyés sauf Noé. Or, le clonage n’était pas encore maîtrisé à cette époque et n’aurait pas été une solution très pérenne pour l’humanité. Alors (la bible contient sûrement un quelconque mensonge pour faire passer l’affaire), Noé s’est reproduit avec une guenon, ce qui explique notre ressemblance avec le singe. On peut extrapoler que l’homme n’avait rien du singe avant que Noé croise les espèces. L’homme ne descend pas du singe, c’est dieu qui l’a créé à son image, mais maintenant on ne l’est plus qu’à moitié.

Voilà, j’espère que c’est convaincant.

Eudémonisme

4 janvier 2008

Voilà un mot que j’ai trouvé par hasard, sur la page des racines grecques de wikipedia, en cherchant à former le mot métagogue.
Et puis en fait, je me suis rendu compte que ça désignait un truc que je pense depuis longtemps. Définition :

L’eudémonisme (du grec « eudaimonia » qui signifie « bonheur ») est une doctrine posant comme principe que le bonheur est le but de la vie humaine. Le bonheur n’est pas perçu comme opposé à la raison, il en est la finalité naturelle.

Voilà, alors maintenant j’exprime mes opinions, mûrement réfléchies avec mon amie Marie-Jeanne.

On pourrait se dire que l’eudémonisme c’est faux, parce-que sinon on préférerait faire la fête plutôt que d’aller à l’école par exemple, mais il faut distinguer le plaisir immédiat du plaisir à rebours.

Le plaisir à rebours est un principe très simple, on choisit une voie moins agréable qui débouche sur quelque-chose de plus agréable, de manière à avoir un « bilan globalement positif ». On pourrait voir ça comme un ensemble de fils (les chemins), plus ou moins gros en fonction du plaisir qu’ils procurent, qui se croisent, se scindent, se divisent etc… Tout au long de sa vie, un individu évolue dans ce système en fonction des choix qu’il fait.

Maintenant on peut imaginer ces chemins comme prédéfinis ou en évolution constante voir même en semi-évolution, mais ça ce sont des théories en rapport avec le destin et qui ne changent rien à l’affaire.

Cette théorie explique aussi la dangerosité de la drogue, à l’excès c’est une manière d’être heureux sans rien faire pour, donc d’atteindre le but de la vie sans vivre, tout en coupant les autres chemins du bonheur à cause des handicaps causés par les drogues dures. Toute la difficulté consiste à s’en servir sans s’handicaper, ce que tout le monde ne réussit pas forcément. Voilà pourquoi je ne critique jamais les gens qui restent loin de tout ça tant qu’ils ne critiquent pas bêtement (y’a une différence entre être modéré et être un crétin timoré).

Maintenant, ça c’est la base de l’eudémonisme, ça peut devenir vachement plus compliqué si on cherche à rationaliser les raisons du bonheur, à comprendre en quoi la nature humaine serait faite pour atteindre ce but, etc… Je reviendrai peut-être à la charge avec ça un jour si je trouve des réponses.

Les métagogues

4 janvier 2008

Je ne sais pas si ce terme existe, mais il me plaît, alors je m’en sers mais je l’explique. Il est formé de deux racines grecques, agogue pour qui conduit – qui mène, et méta pour au delà – plus loin. Par métagogues, je désigne les drogues, ou en tout cas certaines drogues.

Voici une digression dans un texte de Théophile Gautier que j’ai trouvé en me documentant sur le club des hachichins.

Il existait jadis en Orient un ordre de sectaires redoutables commandé par un cheik qui prenait le titre de Vieux de la Montagne, ou prince des Assassins.

Ce Vieux de la Montagne était obéi sans réplique ; les Assassins ses sujets marchaient avec un dévouement absolu à l’exécution de ses ordres, quels qu’ils fussent ; aucun danger ne les arrêtait, même la mort la plus certaine. Sur un signe de leur chef, ils se précipitaient du haut d’une tour, ils allaient poignarder un souverain dans son palais, au milieu de ses gardes.

Par quels artifices le Vieux de la Montagne obtenait-il une abnégation si complète ?

Au moyen d’une drogue merveilleuse dont il possédait la recette, et qui a la propriété de procurer des hallucinations éblouissantes.

Ceux qui en avaient pris trouvaient, au réveil de leur ivresse, la vie réelle si triste et si décolorée, qu’ils en faisaient avec joie le sacrifice pour rentrer au paradis de leurs rêves ; car tout homme tué en accomplissant les ordres du cheik allait au ciel de droit, ou, s’il échappait, était admis de nouveau à jouir des félicités de la mystérieuse composition.

Or, la pâte verte dont le docteur venait de nous faire une distribution était précisément la même que le Vieux de la Montagne ingérait jadis à ses fanatiques sans qu’ils s’en aperçussent, en leur faisant croire qu’il tenait à sa disposition le ciel de Mahomet et les houris de trois nuances – c’est-à-dire du hachisch, d’où vient hachichin, mangeur de hachisch, racine du mot assassin, dont l’acception féroce s’explique parfaitement par les habitudes sanguinaires des affidés du Vieux de la Montagne.

Assurément, les gens qui m’avaient vu partir de chez moi à l’heure où les simples mortels prennent leur nourriture ne se doutaient pas que j’allasse à l’île Saint-Louis, endroit vertueux et patriarcal s’il en fut, consommer un mets étrange qui servait, il y a plusieurs siècles, de moyen d’excitation à un cheik imposteur pour pousser des illuminés à l’assassinat, rien dans ma tenue parfaitement bourgeoise n’eût pu me faire soupçonner de cet excès d’orientalisme, j’avais plutôt l’air l’un neveu qui va dîner chez sa vieille tante que d’un croyant sur le point de goûter les joies du ciel de Mohammed en compagnie de douze Arabes on ne peut plus français.

Avant cette révélation, on vous aurait dit qu’il existait à Paris en 1845, à cette époque d’agiotage et de chemins de fer, un ordre des hachichins dont M. de Hammer n’a pas écrit l’histoire, vous ne l’auriez pas cru, et cependant rien n’eût été plus vrai – selon l’habitude des choses invraisemblables.

Cool ^^ En bref, on apprend de la drogue qu’elle a comme défaut d’être un paradis artificiel. Quoi qu’il en soit, ça n’a pas dérangé les hachichins, et tant mieux parce-que le reste du récit est bien. J’aime surtout le côté décalé.

Un honnête philistin eût éprouvé quelque frayeur à la vue de ces convives chevelus, barbus, moustachus, ou tondus d’une façon singulière, brandissant les dagues du XVIe siècle, des kriss malais, des navajas, et courbés sur des nourritures auxquelles les reflets des lampes vacillantes prêtaient des apparences suspectes.

La description des effets qui vient après est très intéressante, surtout avec l’expérience qu’on a d’une approche toute différente du THC. (et en plus, l’auteur écrit bien)

Mes voisins commençaient à me paraître un peu originaux ; ils ouvraient de grandes prunelles de chat-huant ; leur nez s’allongeait en proboscide ; leur bouche s’étendait en ouverture de grelot. Leurs figures se nuançaient de teintes surnaturelles.

[…]

Moi, accoudé sur la table, je considérais tout cela à la clarté d’un reste de raison qui s’en allait et revenait par instants comme une veilleuse près de s’éteindre.

=P
Et voici un lien vers le texte complet, nommé « Le Club des hachichins »

Par ailleurs, le cadre étrange et les hallucinations violentes vécues par la suite me rappellent un récit contemporain d’un trip report au LSD qui vaut bien la peine d’être lu.

Les deux textes sont structurellement très ressemblants et présentent une approche qui me plaît beaucoup.